On a toutes un truc qu’on traîne.
Un mot qu’on n’aime pas, une partie du corps qu’on évite, une phrase qu’on a entendue un jour et qui est restée bien trop longtemps dans un coin de la tête.
Moi, ça a commencé tôt. On chantait des horreurs sur la taille de mes cuisses quand j’étais petite, et plus de vingt-cinq ans après, je suis encore capable de les répéter sans réfléchir.
J’ai été l’ado qui avait ses règles avant tout le monde, la jeune femme qui pensait qu’il fallait être moins pour être aimée, moins visible, moins “trop”.
Et puis la vie a fait son chemin. Je suis devenue maman, ma fille a grandi, et quelque chose en moi s’est réveillé.
Il y a eu des moments pas simples, une bonne grosse remise en question, et ce truc au fond de moi qui me disait que ça ne pouvait plus continuer comme ça.
Quand j’ai créé Si on sème, je n’avais pas envie d’ouvrir une boutique de plus.
J’avais envie de créer un endroit où on respire un peu différemment, où on arrête de se regarder comme un problème à corriger.
C’est comme ça qu’est née la Poubelle à Complexes.
Au départ, l’idée était simple.
Créer un endroit où on peut déposer ce qui nous pèse vraiment.
Ces complexes qu’on garde pour soi, ceux qui nous pèsent, ceux qui nous empêchent d’être nous, d’oser.
On en a toutes, et à n’importe quel âge ! Je le vois en boutique…
Alors j’ai eu envie de proposer autre chose.
Un espace où tu peux vider ton sac.
Écrire ce qui te pèse, le déposer, et repartir plus légère.
Mais ça ne s’arrête pas là.
Parce que ce que j’aime beaucoup, c’est ce qu’on en fait après.
Ce mot que tu laisses, ce complexe que tu poses… il ne reste pas enfermé dans une boîte.
Chaque mois, je pioche un mot. Un vrai. Le tien, le mien, le nôtre.
Et à partir de là, j’écris, j’en parle, j’ouvre quelque chose.
J’essaie simplement de remettre un peu de douceur et de réalité là où on a appris à être dures avec nous-mêmes, de regarder les choses autrement, avec un peu plus de recul et un peu moins de jugement. Oser être soi.
Parce que je suis convaincue d’une chose :
quand une femme commence à s’autoriser à être elle-même, même un tout petit peu, ça bouge forcément quelque chose autour d’elle.
Ça libère de la place, ça enlève de la pression, et parfois ça donne à d’autres l’élan d’oser à leur tour, d’accepter son corps
Ce n’est pas magique, ça ne règle pas tout, mais c’est un début. Et parfois, c’est exactement ce qu’il faut.
Et si tu veux aller un peu plus loin, découvrir les mots des autres, les prises de conscience, la confiance en soi et les petits déclics qui naissent au fil des jours…
tu peux aussi nous rejoindre sur Instagram et Facebook.
C’est là que tout continue de vivre, de se partager, et de prendre encore plus de sens.